Avocat en droit pénal des affaires à Paris : défense des dirigeants et des entreprises

Abus de biens sociaux, fraude, banqueroute, perquisition dans vos locaux, convocation par la brigade financière : le cabinet défend les dirigeants et les entreprises mis en cause, de l'enquête au procès. Maître Olivier Descamps a débuté sa carrière dans une étude d'administrateurs judiciaires et connaît les procédures collectives de l'intérieur.

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En bref

Un dirigeant peut répondre personnellement, devant le juge pénal, des infractions commises dans la gestion de son entreprise : abus de biens sociaux, travail dissimulé, banqueroute. L'entreprise elle-même peut aussi être poursuivie. Un avocat en droit pénal des affaires intervient dès la perquisition ou la convocation, conteste la régularité de l'enquête et construit une défense qui tient compte des enjeux économiques de l'entreprise.

Le risque pénal du dirigeant

Le dirigeant de droit, et celui qui dirige en fait sans mandat officiel, peut être poursuivi pour les infractions commises dans l'exercice de ses fonctions. La société peut également être déclarée pénalement responsable des infractions commises pour son compte par ses organes ou représentants (article 121-2 du Code pénal). Les deux responsabilités peuvent se cumuler.

La délégation de pouvoirs

Une délégation de pouvoirs régulière peut transférer la responsabilité pénale sur le délégataire, notamment en matière d'hygiène et de sécurité. Les juges vérifient que le délégataire disposait de la compétence, de l'autorité et des moyens nécessaires. Une délégation mal rédigée ne protège pas le dirigeant.

Enquête, perquisition, garde à vue : les premières heures

Les affaires pénales financières commencent souvent par une perquisition dans les locaux de l'entreprise ou au domicile du dirigeant, suivie d'auditions ou d'une garde à vue. Ces premières heures conditionnent la suite : saisies de documents et de données, déclarations actées au dossier, gel d'avoirs. Le cabinet intervient en urgence pour vous assister et veiller au respect de vos droits.

Voir aussi : avocat en garde à vue.

Les infractions que nous plaidons

  • Abus de biens sociaux : usage des biens ou du crédit de la société contraire à son intérêt, à des fins personnelles. Puni de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. En savoir plus.
  • Abus de confiance et escroquerie : chacun puni de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende.
  • Blanchiment : puni de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende.
  • Travail dissimulé : puni de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende pour une personne physique.
  • Faux et usage de faux, délit d'entrave, prise illégale d'intérêts.

Les peines indiquées sont les peines principales encourues par une personne physique. Pour une personne morale, l'amende encourue est multipliée par cinq.

Entreprise en difficulté : les sanctions personnelles du dirigeant

Après un redressement ou une liquidation judiciaire, le liquidateur ou le procureur de la République peut rechercher la responsabilité du dirigeant : action en responsabilité pour insuffisance d'actif, faillite personnelle, interdiction de gérer d'une durée pouvant aller jusqu'à 15 ans, et poursuites pénales pour banqueroute. C'est un domaine que le cabinet pratique depuis son origine.

En savoir plus : dirigeant en liquidation judiciaire : banqueroute, faillite personnelle, interdiction de gérer.

Quand l'entreprise elle-même est poursuivie

Une société peut être mise en cause pénalement, seule ou aux côtés de son dirigeant. Représentation à l'audience, délégation de pouvoirs, peines propres aux personnes morales : consultez notre page avocat en responsabilité pénale de l'entreprise.

Les poursuites pour blanchiment, souvent associées à une fraude fiscale ou à un abus de biens sociaux, font l'objet d'une page dédiée : avocat en blanchiment d'argent.

Voir aussi nos pages avocat en banqueroute et avocat en travail dissimulé.

Lorsque le tribunal est saisi d'une demande de sanction personnelle contre le dirigeant, voir notre page avocat en interdiction de gérer.

Notre méthode

  • Une analyse immédiate des risques pénaux, fiscaux et sociaux, et de leurs effets sur l'entreprise.
  • Un travail approfondi sur les pièces comptables et financières, souvent décisives.
  • La recherche des nullités de procédure, notamment sur les perquisitions et les saisies.
  • Une stratégie adaptée : contester les faits, négocier une issue (CRPC, convention judiciaire d'intérêt public pour la personne morale) ou plaider à l'audience.
  • Une confidentialité absolue, garantie par le secret professionnel.

Enquête préliminaire ou information judiciaire : comment se déroule une affaire pénale financière ?

La plupart des dossiers commencent par une enquête préliminaire, dirigée par le procureur de la République et confiée à un service d'enquête spécialisé. Les faits sont souvent signalés par un commissaire aux comptes, l'administration fiscale, un associé, un salarié ou un liquidateur. Depuis la loi du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l'institution judiciaire, la durée d'une enquête préliminaire est en principe limitée à deux ans, avec une prolongation possible d'un an décidée par le procureur.

À l'issue de l'enquête, le parquet peut classer l'affaire, proposer une alternative aux poursuites, recourir à une procédure négociée ou citer le dirigeant devant le tribunal correctionnel. Dans les dossiers les plus complexes, il ouvre une information judiciaire confiée à un juge d'instruction. Le dirigeant peut alors être entendu comme témoin assisté ou être mis en examen, le cas échéant sous contrôle judiciaire. Ce contrôle peut notamment lui interdire d'exercer certaines activités professionnelles ou d'entrer en contact avec certaines personnes, ce qui pèse directement sur la marche de l'entreprise.

Le parquet national financier

Créé par la loi du 6 décembre 2013, le parquet national financier traite les affaires d'une grande complexité en matière de corruption, de trafic d'influence, de fraude fiscale aggravée, de détournement de fonds publics, de favoritisme, de prise illégale d'intérêts et d'atteintes aux marchés financiers. Ces procédures reposent sur des investigations longues et des volumes importants de pièces, qu'il faut maîtriser pour discuter utilement les accusations.

Quels documents préparer avant de rencontrer un avocat en droit pénal des affaires ?

Un premier rendez-vous efficace suppose de disposer des pièces qui permettent de reconstituer le cadre de l'enquête et la gestion de l'entreprise :

  • la convocation, le procès-verbal de perquisition et l'inventaire des documents et données saisis ;
  • l'extrait Kbis, les statuts et les procès-verbaux des assemblées et des décisions de gestion, notamment celles qui fixent votre rémunération ;
  • les comptes annuels des derniers exercices et, le cas échéant, les rapports du commissaire aux comptes ;
  • les délégations de pouvoirs en vigueur et l'organigramme de l'entreprise ;
  • les échanges avec l'administration fiscale, l'URSSAF ou l'inspection du travail ;
  • une chronologie personnelle des faits, rédigée pour votre avocat uniquement.

Ne modifiez aucun document après le début de l'enquête : une correction, même de bonne foi, peut être interprétée comme une tentative de dissimulation.

Dirigeant mis en cause : quelles erreurs éviter ?

  • Se rendre à une audition sans préparation. Lors d'une audition libre pour un délit puni d'emprisonnement, vous pouvez être assisté par un avocat. Vous disposez aussi du droit de vous taire.
  • Contacter les autres personnes mises en cause ou les témoins pour accorder les versions : cette démarche peut être reprochée et, sous contrôle judiciaire, être expressément interdite.
  • Régulariser dans l'urgence par un remboursement ou des écritures rectificatives sans en mesurer la portée : une régularisation peut être utile, mais elle doit s'inscrire dans une stratégie de défense.
  • Communiquer publiquement ou auprès des équipes sur le dossier sans en maîtriser le contenu.
  • Oublier de vérifier les assurances de l'entreprise : certains contrats d'assurance de responsabilité des dirigeants prévoient une prise en charge des frais de défense, sous conditions.

Combien coûte un avocat en droit pénal des affaires ?

Les honoraires sont fixés dans une convention d'honoraires écrite, en principe obligatoire, qui précise leur mode de calcul : forfait par étape de la procédure ou temps passé. Un dossier financier impose souvent l'analyse de nombreuses pièces comptables et bancaires, ce que la convention prend en compte dès le départ. Pour connaître notre mode de facturation, consultez la page honoraires.

Pourquoi confier votre dossier à Versus & Avocats ?

Le cabinet est installé 6, rue Nansouty, dans le 14e arrondissement de Paris. Il a été fondé par Maître Olivier Descamps, avocat depuis 1998, et compte Maître Anthony Lerebourg comme associé. Il défend les dirigeants et les entreprises mis en cause, et assiste également les sociétés et les associés victimes d'infractions financières qui souhaitent se constituer partie civile. Découvrir le cabinet.

Questions fréquentes

Quel est le délai de prescription de l'abus de biens sociaux ?

Comme pour les autres délits, il est de 6 ans. Il court en principe à compter de la présentation des comptes annuels dans lesquels les dépenses litigieuses apparaissent, sauf si elles ont été dissimulées : le point de départ est alors retardé au jour où les faits ont pu être constatés.

La société et son dirigeant peuvent-ils être poursuivis ensemble ?

Oui. La responsabilité pénale de la personne morale n'exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices des mêmes faits. Leurs intérêts peuvent diverger, ce qui peut justifier des avocats distincts.

Faut-il un avocat dès une convocation par la brigade financière ?

Oui. Une audition dans une enquête financière porte souvent sur des documents techniques et peut déboucher sur une garde à vue. La préparer avec un avocat permet de connaître le cadre de l'enquête et d'éviter des déclarations mal interprétées.

Qu'est-ce qu'une convention judiciaire d'intérêt public ?

Instituée par la loi Sapin 2 du 9 décembre 2016, elle permet à une personne morale d'éviter un procès pour certaines infractions, notamment la corruption, le trafic d'influence et la fraude fiscale. L'entreprise verse une amende d'intérêt public qui peut atteindre 30 % de son chiffre d'affaires annuel moyen et peut devoir mettre en place un programme de conformité. L'ordonnance de validation n'emporte pas déclaration de culpabilité et n'est pas inscrite au bulletin n° 1 du casier judiciaire.

Le dirigeant est-il couvert si sa société conclut une convention judiciaire d'intérêt public ?

Non. Ce dispositif est réservé aux personnes morales : les représentants légaux demeurent responsables à titre personnel et peuvent être poursuivis séparément. Pour eux, d'autres issues peuvent être discutées, comme la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Peut-on refuser de répondre aux enquêteurs ?

Oui. En audition libre comme en garde à vue, vous êtes informé de votre droit de faire des déclarations, de répondre aux questions ou de vous taire. Le choix de répondre, et sur quels points, se prépare avec votre avocat en fonction du contenu connu du dossier.

Cette page présente des informations générales et ne remplace pas une consultation. Rédigé par le cabinet Versus & Avocats, 6, rue Nansouty, 75014 Paris.

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