Avocat en dommage corporel à Paris : obtenir l'indemnisation de tous vos préjudices
Accident de la route, agression, accident médical : face à l'assureur ou au fonds d'indemnisation, la victime est seule devant des professionnels. Versus & Avocats vous assiste lors de l'expertise médicale, chiffre chaque poste de préjudice et conteste les offres insuffisantes, jusque devant le juge si nécessaire.
Prendre rendez-vousAprès un accident ou une agression, la victime a droit à la réparation intégrale de son préjudice corporel : tout le préjudice, mais rien que le préjudice. L'assureur propose une indemnisation fondée sur sa propre évaluation. Un avocat en dommage corporel fait examiner la victime par un médecin-conseil indépendant, chiffre chaque poste selon la nomenclature Dintilhac et la jurisprudence, puis négocie ou saisit le tribunal.
Pourquoi faire appel à un avocat face à l'assureur ?
L'assureur du responsable est votre débiteur : son médecin et son service d'indemnisation défendent ses intérêts. Plusieurs postes de préjudice sont fréquemment oubliés ou sous-évalués dans les offres amiables : besoin d'assistance par une tierce personne, incidence professionnelle, préjudice d'agrément, préjudices des proches. L'avocat rétablit l'équilibre et s'appuie sur les montants retenus par les juridictions.
Quelles situations traitons-nous ?
Accident de la route
La loi du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, garantit une indemnisation très protectrice aux piétons, cyclistes et passagers. L'assureur doit présenter une offre dans des délais légaux. Avocat accident de la route.
Agression et violences volontaires
La victime peut se constituer partie civile dans le procès pénal et, si l'auteur est insolvable ou inconnu, saisir la commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI). Avocat de victime d'infraction.
Enfant victime, bébé secoué
Lorsque l'enfant garde des séquelles durables, son indemnisation doit tenir compte de toute sa vie future. Avocat bébé secoué.
Comment se déroule l'expertise médicale ?
L'expertise médicale est l'étape décisive : le rapport du médecin expert détermine l'essentiel des montants. Elle peut être amiable (médecin mandaté par l'assureur), contradictoire ou judiciaire (expert désigné par le juge). Nous vous y préparons, rassemblons votre dossier médical et vous faisons assister par un médecin-conseil de victime.
La consolidation
La consolidation est le moment où l'état de santé n'évolue plus. Elle sépare les préjudices temporaires des préjudices permanents. Avant la consolidation, vous pouvez obtenir des provisions ; l'indemnisation définitive intervient après.
Quels préjudices peuvent être indemnisés ?
Les juridictions utilisent la nomenclature Dintilhac, qui distingue les postes suivants.
Préjudices patrimoniaux (économiques)
- Dépenses de santé actuelles et futures, frais divers.
- Pertes de gains professionnels actuels et futurs.
- Incidence professionnelle : dévalorisation sur le marché du travail, pénibilité accrue, reconversion.
- Assistance par une tierce personne, frais de logement et de véhicule adaptés.
Préjudices extrapatrimoniaux (personnels)
- Déficit fonctionnel temporaire et permanent.
- Souffrances endurées (pretium doloris).
- Préjudice esthétique temporaire et permanent.
- Préjudice d'agrément, préjudice sexuel, préjudice d'établissement.
Les proches, victimes par ricochet
Les proches de la victime blessée ou décédée peuvent être indemnisés de leur préjudice d'affection et de leurs pertes économiques.
Transaction avec l'assureur ou procès : que choisir ?
Une transaction bien négociée permet une indemnisation plus rapide. Si l'offre reste insuffisante, le tribunal fixe l'indemnisation après expertise judiciaire. Nous vous exposons les deux options, chiffres à l'appui, avant toute décision. Après un accident de la circulation, vous disposez de 15 jours pour dénoncer une transaction signée avec l'assureur.
Nos interventions spécifiques
- Avocat face à l'offre d'indemnisation de l'assureur : analyse poste par poste, contre-proposition, saisine du juge.
- Avocat des victimes de traumatisme crânien : séquelles cognitives et comportementales, expertise, tierce personne, incidence professionnelle.
- Avocat accident médical : faire reconnaître et indemniser une erreur médicale.
L'expertise est l'étape qui pèse le plus sur l'indemnisation : voir notre page avocat en expertise médicale.
Pour les victimes d'agression et leurs proches, voir nos pages avocat CIVI et avocat des proches de victimes.
Combien coûte un avocat en dommage corporel ?
Les honoraires sont fixés dans une convention écrite : un honoraire de base, auquel peut s'ajouter un honoraire complémentaire calculé sur les sommes obtenues. Votre contrat d'assurance peut comporter une garantie protection juridique qui prend en charge une partie des frais. Nos honoraires.
Que faire après un accident corporel : les premières démarches
Les jours qui suivent l'accident ou l'agression conditionnent la suite du dossier. Quelques réflexes permettent de préserver vos droits avant même la première expertise :
- faire constater vos blessures par un médecin ou aux urgences, et conserver le certificat médical initial, qui décrit les lésions constatées au plus près des faits ;
- déclarer le sinistre à votre assureur dans le délai prévu par votre contrat, et vérifier si celui-ci comporte une garantie protection juridique ou une garantie individuelle accident ;
- porter plainte lorsque le dommage résulte d'une infraction (violences, accident causé par un conducteur en faute), afin que les faits soient établis par l'enquête ;
- recueillir les preuves : coordonnées des témoins, photographies des lieux et des blessures, constat amiable ou procès-verbal.
Il est préférable de consulter un avocat avant de répondre au questionnaire de l'assureur ou de vous rendre à un examen médical : les premières déclarations et les premières constatations sont reprises tout au long de la procédure.
Quels documents rassembler pour votre dossier d'indemnisation ?
Chaque poste de préjudice doit être justifié. Plus le dossier est complet, moins l'assureur peut discuter les demandes. Avant notre premier rendez-vous, réunissez dans la mesure du possible :
- le certificat médical initial, les comptes rendus d'hospitalisation et d'opération, les résultats d'imagerie et les ordonnances ;
- les arrêts de travail successifs et les décomptes de la Sécurité sociale et de votre mutuelle ;
- les factures restées à votre charge : frais de transport, matériel médical, aide à domicile, garde d'enfants ;
- vos bulletins de salaire et avis d'imposition antérieurs à l'accident, pour mesurer la perte de revenus ;
- les attestations des proches qui vous apportent une aide au quotidien, utiles pour évaluer l'assistance par une tierce personne ;
- tout justificatif de vos activités sportives ou de loisirs antérieures (licence, adhésion), qui fonde le préjudice d'agrément ;
- la correspondance déjà échangée avec l'assureur, le constat ou le procès-verbal, et le récépissé de plainte.
Combien de temps dure l'indemnisation d'un dommage corporel ?
La durée dépend avant tout de la date de consolidation. Tant que votre état évolue, les séquelles définitives ne peuvent pas être évaluées et l'indemnisation définitive ne peut pas être fixée. Pour une blessure qui guérit rapidement, le dossier peut être clos en quelques mois ; pour un polytraumatisme ou un traumatisme crânien, la consolidation peut intervenir plusieurs années après l'accident.
Cette attente ne signifie pas que vous restez sans ressources. Pendant toute la période qui précède la consolidation, nous sollicitons des provisions auprès de l'assureur ou, à défaut d'accord, du juge des référés, afin de financer vos frais et de compenser vos pertes de revenus. Une fois la consolidation fixée, la phase de chiffrage et de négociation peut aboutir à une transaction ou se poursuivre devant le tribunal.
Les erreurs qui réduisent l'indemnisation d'une victime
Certaines erreurs, fréquentes, pèsent durablement sur le montant final :
- signer trop vite une offre ou une quittance présentée comme « pour solde de tout compte », sans vérification poste par poste ;
- se présenter seul à l'expertise médicale organisée par l'assureur, sans médecin-conseil de victime pour discuter les conclusions ;
- omettre de signaler certaines gênes lors de l'examen : troubles du sommeil, de la mémoire ou de la concentration, douleurs à l'effort, retentissement sur la vie intime ;
- ne pas conserver les justificatifs des dépenses engagées depuis l'accident ;
- accepter une date de consolidation prématurée, alors que des soins ou une rééducation sont encore en cours ;
- oublier les proches, qui disposent de droits propres en tant que victimes par ricochet.
La nomenclature Dintilhac sert de liste de contrôle pour s'assurer qu'aucun poste n'a été omis : présentation détaillée de la nomenclature Dintilhac.
Pourquoi confier votre dossier à Versus & Avocats ?
Le cabinet est installé 6, rue Nansouty, dans le 14e arrondissement de Paris. Il a été fondé par Maître Olivier Descamps, avocat depuis 1998, et réunit Maître Olivier Descamps et Maître Anthony Lerebourg, associé. Le cabinet intervient en droit pénal, pour les personnes mises en cause comme pour les victimes.
Cette double pratique est utile en dommage corporel : lorsque vos blessures résultent d'une infraction, le même avocat suit l'enquête et le procès pénal en qualité de partie civile, puis l'indemnisation de vos préjudices. Pour en savoir plus, consultez la présentation du cabinet ou prenez rendez-vous.
Questions fréquentes
Dans quel délai agir après un dommage corporel ?
L'action en réparation d'un dommage corporel se prescrit en principe par 10 ans à compter de la consolidation. Il est toutefois préférable d'agir dès l'accident pour préserver les preuves et obtenir des provisions.
Dois-je aller seul à l'expertise médicale de l'assureur ?
Non. Vous pouvez vous faire assister par un médecin-conseil de victime et par votre avocat. Le médecin de l'assureur est mandaté par celui-ci ; une assistance indépendante évite que certaines séquelles soient minorées.
Qu'est-ce que la nomenclature Dintilhac ?
C'est la liste des postes de préjudice corporel utilisée par les tribunaux, les assureurs et les fonds d'indemnisation depuis 2005. Elle permet de vérifier qu'aucun préjudice n'a été oublié.
Peut-on être indemnisé si l'on est en partie responsable de l'accident ?
Oui, dans la plupart des cas. En droit commun, la faute de la victime peut réduire son indemnisation sans nécessairement la supprimer. Pour les accidents de la circulation, la loi Badinter protège particulièrement les piétons, cyclistes et passagers, tandis que la faute du conducteur victime peut limiter ou exclure son droit à indemnisation. L'analyse des circonstances est donc essentielle.
Les prestations versées par la Sécurité sociale sont-elles déduites de l'indemnisation ?
Les organismes sociaux qui ont versé des prestations (frais médicaux, indemnités journalières, pension d'invalidité) exercent un recours contre le responsable. Ce recours s'exerce poste par poste, sur les seuls préjudices que ces prestations ont indemnisés. Les préjudices personnels, comme les souffrances endurées ou le préjudice esthétique, y échappent en principe.
Que se passe-t-il si mon état s'aggrave après l'indemnisation ?
Une aggravation de votre état après la consolidation ouvre droit à une nouvelle demande d'indemnisation, limitée aux préjudices nouveaux ou aggravés. Il faut alors faire constater médicalement l'aggravation et solliciter une nouvelle expertise.
Cette page présente des informations générales et ne remplace pas une consultation. Rédigé par le cabinet Versus & Avocats, 6, rue Nansouty, 75014 Paris.




