Avocat pénaliste à Paris : une défense à chaque étape de la procédure

Convocation par la police, garde à vue, mise en examen, audience devant le tribunal correctionnel ou la cour d'assises : depuis 1998, Versus & Avocats défend les personnes mises en cause devant toutes les juridictions pénales. Nous intervenons en urgence et restons votre interlocuteur jusqu'à la décision définitive.

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En bref

Un avocat pénaliste défend une personne soupçonnée ou poursuivie pour une infraction, de l'enquête jusqu'au jugement. Plus il intervient tôt, plus il peut agir : dès la garde à vue ou la première convocation, il vous conseille sur vos déclarations, vérifie la régularité de la procédure et prépare votre défense devant le juge. Versus & Avocats intervient à Paris et devant les juridictions de toute la France.

Quand faut-il appeler un avocat pénaliste ?

Dès que vous êtes visé par une procédure pénale, et avant de vous exprimer devant les enquêteurs. Les déclarations faites au début de l'enquête figurent au dossier et pèsent jusqu'au procès. Les situations qui justifient un appel immédiat sont les suivantes :

  • vous avez reçu une convocation de la police ou de la gendarmerie ;
  • un proche vient d'être placé en garde à vue ;
  • vous êtes convoqué par un juge d'instruction ou devant le tribunal ;
  • une perquisition a eu lieu à votre domicile ou dans votre entreprise ;
  • vous avez appris qu'une plainte avait été déposée contre vous.

Garde à vue et audition libre : les premières heures

La garde à vue dure 24 heures et peut être prolongée de 24 heures par le procureur de la République. Pour certaines infractions graves (criminalité organisée, trafic de stupéfiants, terrorisme), elle peut aller au-delà. Dès le début de la mesure, vous pouvez demander l'assistance d'un avocat : il s'entretient avec vous en toute confidentialité pendant 30 minutes et assiste à vos auditions.

L'audition libre est différente : vous n'êtes pas retenu et pouvez quitter les locaux à tout moment. Si l'infraction reprochée est punie d'emprisonnement, vous avez le droit d'être assisté d'un avocat. Préparer cette audition à l'avance est souvent décisif.

En savoir plus : avocat en garde à vue · convocation pour une audition libre.

Enquête, instruction et mise en examen

Dans les affaires complexes ou graves, un juge d'instruction est saisi. Il peut vous entendre comme témoin assisté ou vous mettre en examen s'il existe des indices graves ou concordants de votre participation aux faits. La mise en examen donne accès au dossier et permet à votre avocat de demander des actes, de contester la régularité de la procédure et de s'opposer à une détention provisoire ou à un contrôle judiciaire trop lourd.

Détention provisoire et contrôle judiciaire

La détention provisoire est décidée par le juge des libertés et de la détention. Elle doit rester l'exception. L'avocat plaide pour des garanties alternatives (contrôle judiciaire, assignation à résidence sous surveillance électronique) et peut déposer des demandes de mise en liberté tout au long de l'instruction.

Devant le tribunal correctionnel et la cour d'assises

Les délits sont jugés par le tribunal correctionnel. Les crimes relèvent de la cour d'assises ou, pour ceux punis de 15 ou 20 ans de réclusion commis par des majeurs, de la cour criminelle départementale. Votre avocat étudie le dossier, soulève les nullités de procédure, prépare avec vous l'audience et plaide sur la culpabilité comme sur la peine.

Les procédures rapides

Le procureur peut choisir une voie plus rapide : comparution immédiate, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC, dite « plaider-coupable »), composition pénale ou ordonnance pénale. Chacune a ses avantages et ses pièges : l'avis d'un avocat avant d'accepter ou de refuser est indispensable.

Faire appel

Le délai pour faire appel d'un jugement correctionnel est de 10 jours à compter du prononcé du jugement contradictoire. Nous examinons avec vous l'opportunité d'un appel dès la décision rendue.

Les infractions que nous plaidons

  • Atteintes aux personnes : violences volontaires, menaces, harcèlement, homicide et blessures involontaires.
  • Atteintes aux biens : vol, recel, escroquerie, abus de confiance.
  • Infractions routières graves et délit de fuite.
  • Infractions d'affaires reprochées aux dirigeants : voir notre page droit pénal des affaires.

Le cabinet assiste également les victimes qui se constituent partie civile : avocat de victime d'infraction.

Nos interventions par étape de la procédure

Honoraires et premier rendez-vous

Les honoraires sont fixés dans une convention écrite, signée avant le début de la mission comme l'impose la loi. Selon le dossier, ils sont forfaitaires (par exemple pour une audience) ou calculés au temps passé. Le premier rendez-vous permet d'analyser votre situation et de vous indiquer clairement le coût de l'intervention. Si vos ressources le permettent, l'aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des frais.

Que préparer avant un rendez-vous avec un avocat pénaliste ?

Un premier rendez-vous utile repose sur des pièces précises. Plus votre avocat dispose rapidement des documents de la procédure, plus vite il peut identifier les délais en cours, les irrégularités éventuelles et la stratégie à adopter. Rassemblez, dans la mesure du possible :

  • toute convocation reçue (police, gendarmerie, juge d'instruction, tribunal), avec son enveloppe si elle a été envoyée par courrier ;
  • les documents remis par les enquêteurs, notamment le formulaire de notification de vos droits ;
  • les décisions déjà rendues : ordonnance du juge, proposition du procureur, jugement ;
  • les échanges écrits, contrats, factures ou messages en lien avec les faits ;
  • les justificatifs de votre situation personnelle : domicile, emploi, charges de famille. Ils servent à présenter des garanties au juge et à plaider sur la peine.

Préparez aussi une chronologie écrite des faits, telle que vous les avez vécus. Elle reste couverte par le secret professionnel lorsque vous la remettez à votre avocat.

Les erreurs à éviter quand on est mis en cause dans une affaire pénale

  • Ignorer une convocation. Vous ne pouvez pas refuser une convocation des enquêteurs : à défaut de vous présenter, vous pouvez être contraint à comparaître. Un avocat peut en revanche prendre contact avec le service enquêteur.
  • Contacter la victime ou les témoins. Même dans une intention d'apaisement, une telle démarche peut être perçue comme une pression et justifier des mesures de contrainte.
  • S'exprimer publiquement. Messages, publications sur les réseaux sociaux ou confidences à des tiers peuvent être versés au dossier.
  • Laisser passer un délai. En matière pénale, les délais de recours sont courts. Par exemple, l'opposition à une ordonnance pénale délictuelle doit être formée dans les 45 jours ; au-delà, la décision s'impose.
  • Signer un procès-verbal sans le relire. Chaque mot compte : relisez attentivement vos déclarations et faites rectifier toute erreur avant de signer.

Mineur, dirigeant, étranger : les situations particulières

Le mineur mis en cause

La justice pénale des mineurs obéit à des règles propres. Le mineur de moins de 13 ans est présumé ne pas être capable de discernement, celui de 13 ans et plus est présumé l'être. Pendant toute la procédure, le mineur doit être assisté d'un avocat. L'affaire est confiée à des juridictions spécialisées, comme le juge des enfants ou le tribunal pour enfants, et le procès se déroule en principe en deux temps : une audience sur la culpabilité, puis, après une période de mise à l'épreuve éducative, une audience sur la sanction.

Le chef d'entreprise

Une société peut être poursuivie pénalement, en même temps que son dirigeant ou indépendamment de lui. Perquisition dans les locaux, saisies, audition du représentant légal : ces situations exigent de coordonner la défense de la personne physique et celle de l'entreprise. Voir notre page responsabilité pénale de l'entreprise et notre guide sur la perquisition.

La personne de nationalité étrangère

La personne qui ne comprend pas le français a droit à un interprète, et la personne gardée à vue peut faire prévenir les autorités consulaires de son pays. Une condamnation pour crime ou délit peut en outre s'accompagner d'une interdiction du territoire français, en principe à titre de peine complémentaire. Certaines personnes bénéficient d'une protection contre cette peine en raison de leurs attaches en France, sauf pour les infractions les plus graves. Ces enjeux doivent être anticipés dès le début de la défense.

Pourquoi confier votre défense pénale à Versus & Avocats ?

Le cabinet a été fondé en 1998 par Maître Olivier Descamps, rejoint par Maître Anthony Lerebourg, associé. Installé au 6, rue Nansouty, dans le 14e arrondissement de Paris, il intervient aussi bien pour les personnes mises en cause que pour les victimes. Cette double pratique permet d'anticiper les arguments de la partie adverse, quel que soit le côté de la barre où vous vous trouvez.

Chaque dossier est suivi par un avocat du cabinet, de la première audition jusqu'à la décision définitive. Pour en savoir plus sur notre équipe, consultez la page le cabinet, ou contactez-nous pour fixer un premier rendez-vous.

Questions fréquentes

Ai-je le droit de me taire pendant une garde à vue ?

Oui. Le droit de se taire vous est notifié dès le début de la garde à vue. Vous pouvez faire des déclarations, répondre aux questions ou vous taire. Votre avocat vous aide à choisir la stratégie la plus adaptée lors de l'entretien confidentiel.

Puis-je choisir mon avocat en garde à vue ?

Oui. Vous pouvez désigner l'avocat de votre choix, ou un proche peut le faire pour vous. À défaut, un avocat commis d'office est désigné par le bâtonnier.

Quelle est la différence entre un délit et un crime ?

Les délits sont punis d'une peine d'emprisonnement de 10 ans au plus et jugés par le tribunal correctionnel. Les crimes sont punis de la réclusion criminelle et jugés par la cour d'assises ou la cour criminelle départementale.

Faut-il accepter une CRPC proposée par le procureur ?

Pas sans avoir étudié le dossier avec votre avocat, dont la présence est obligatoire dans cette procédure. La CRPC suppose de reconnaître les faits ; elle peut réduire la peine prononcée, mais elle ferme la discussion sur la culpabilité.

Peut-on éviter qu'une condamnation figure au casier judiciaire ?

Lors de l'audience, avant que le juge n'annonce la peine, la personne poursuivie peut demander que la condamnation ne soit pas inscrite aux bulletins n° 2 et n° 3 du casier judiciaire. Le juge apprécie selon les faits et la situation de la personne ; certaines infractions graves sont exclues. Cette demande n'est pas possible dans le cadre d'une ordonnance pénale, procédure non contradictoire : la peine est inscrite au casier judiciaire et peut constituer le premier terme d'une récidive. Après coup, une requête en effacement reste possible : voir notre guide sur l'effacement du casier judiciaire.

Peut-on changer d'avocat pénaliste en cours de procédure ?

Oui. Vous restez libre de choisir votre avocat à tout moment de la procédure. Le nouvel avocat prend contact avec son confrère pour reprendre le dossier dans les meilleures conditions.

Cette page présente des informations générales et ne remplace pas une consultation. Chaque situation appelle une analyse du dossier. Rédigé par le cabinet Versus & Avocats, 6, rue Nansouty, 75014 Paris.

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